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Innovations Institutionnelles et Transitions agro écologiques des filières
(ACR)
- Mot(s) clé(s) :
Objet d'étude : contractualisation, filière agroalimentaire, innovation diffusion, institution
Question sociétale et finalité, contexte : enjeu économique
Démarche, discipline : Statistiques
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Objet d'étude : contractualisation, filière agroalimentaire, innovation diffusion, institution
Question sociétale et finalité, contexte : enjeu économique
Démarche, discipline : Statistiques
Echelle d'étude : action collective
Dispositif technique et méthode d'étude : données statistiques, modèle économétrique
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- Description détaillée :
L’objectif de cette activité est d’analyser les arrangements institutionnels innovants (contrats, Afficher la suite
L’objectif de cette activité est d’analyser les arrangements institutionnels innovants (contrats, organisations, institutions informelles (réseaux) et formelles (institutions publiques et privées)) permettant de lever les verrous (lock-in) à l’adoption de pratiques agro-écologiques. Plus précisément, nous considérons la possibilité de rendre « plus vertes » les filières agricoles et agro-alimentaires. Pour cela nous étudions comment des productions agricoles, respectant un certain nombre de principes agro-écologiques, peuvent être adoptées par les agriculteurs et écoulées par des filières classiques de commercialisation.
Ces productions constituent un enjeu sociétal fort puisqu’elles permettent de réduire significativement les intrants (fertilisants, pesticides, eau), et d’améliorer la qualité sanitaire et environnementale de biens qui sont l’objet d’une consommation quotidienne. Outre la réduction de ces coûts économique et sociaux, ces pratiques parviennent aussi quelque fois à répondre à certaines exigences techniques de l’aval des filières, comme celles qu’expriment les transformateurs et distributeurs.
Cependant, si l’intérêt sociétal de ce type de cultures est évident, il semble que cet intérêt diffère de celui bien compris des acteurs des filières. La question se pose alors de savoir comment aligner ces intérêts privés sur l’intérêt social, afin d’assurer l’adoption et la diffusion de ces pratiques et de ces cultures. Pour traiter de cette question, nous souhaitons procéder en deux temps. Tout d’abord, mener, dans le cadre de deux ANR systerra (PERFCOM et MICMAC-Design) et d’une étude INRA sur la diversification des cultures, une série d’analyses empiriques portant sur la structuration des filières. L’objectif de ce travail est de cerner les différents freins à l’adoption de ces cultures, ainsi que les leviers qui ont permis dans certains cas, d’assurer leur diffusion dans les filières. Cela nous permet de proposer dans un second temps un cadre analytique permettant d’expliquer les conditions: (i) d’existence de « filières vertes » intégrées ; (ii) de généralisation de ces filières.
Le premier point implique de s’intéresser à la conception de filières agro-industrielles intégrées capables de transmettre suffisamment d’incitations et d’information pour l’adoption par les agriculteurs de pratiques agro-écologiques. Pour cela, nous proposons une étude des liens financiers entre les différents partenaires impliqués dans la commercialisation de ces produits. Ceci ouvre alors la possibilité de concevoir une chaîne intégrée de contrats entre les différents acteurs au sein des ces filières, capable d’inciter les parties à investir afin de lever les différents verrous qui peuvent émerger. Une telle approche relève du cadre d’analyse des systèmes socio-techniques.
Cette stratégie de niche, qui consiste à construire des filières verticalement intégrées, peut être cohérente à une échelle territoriale réduite. Cependant, si l’on s’intéresse à la diffusion/généralisation de ces filières à différentes échelles de production et de commercialisation, nous devons analyser les conditions permettant d’assurer une mobilisation de collectifs d’acteurs capables de porter un tel projet. Plus précisément, il s’agit d’étudier la gouvernance de l’action collective ainsi que sa dynamique. Celle-ci relève d’une logique complexe d’interactions entre institutions plus ou moins efficaces (réseaux, institutions privées et publiques), où la nature et la combinaison de ces institutions changent au fur et à mesure que se développe le processus de diffusion.

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