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Dispositif lysimétrique pour l'étude des sols dégradés et leur phytoremédiation (Station expérimentale du GISFI)
(ACS)
- Mot(s) clé(s) :
Question sociétale et finalité, contexte : qualité du sol, santé humaine
Dispositif technique et méthode d'étude : écotechnologie, innovation, traitement
Phénomène, processus et fonction : pollution
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Question sociétale et finalité, contexte : qualité du sol, santé humaine
Dispositif technique et méthode d'étude : écotechnologie, innovation, traitement
Phénomène, processus et fonction : pollution
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- Description détaillée :
Afin de répondre à la nécessité de la prise en compte de la complexité des sites, le GISFI a pu se Afficher la suite
Afin de répondre à la nécessité de la prise en compte de la complexité des sites, le GISFI a pu se doter, grâce au soutien fort des collectivités, d'une station expérimentale unique en Europe, offrant notamment une série de dispositifs lysimétriques de grande taille pour l'étude in situ de la dynamique des polluants dans les sols et des procédés de traitement à l'échelle pilote. Cette plate-forme constitue un élément essentiel, non seulement pour les actions de recherche de base, mais elle répond aussi aux préoccupations de développement et d'optimisation de procédés de traitement des sols pollués. La station expérimentale est intégrée dans le Pôle en Génie de l'Environnement (PGE Homécourt, 54), qui promeut les activités économiques dédiées aux écotechnologies. Le projet scientifique est initialement né en 2000 du CEFI (Centre d'Etude sur les Friches Industrielles) et a été inscrit au contrat de plan Etat Region 2000-2006. En 2002, les partenaires se sont structurés en Groupement d'Intérêt Scientifique sur les Friches Industrielles (GISFI) par la signature d'une convention renouvelable tous les 6 ans. Le projet a été reconduit dans le cadre du nouveau contrat de Projet Etat Région 2007-2013 et la convention renouvelée pour une nouvelle durée de 6ans jusqu'en 2014. Près de 3,5M de sites dégradés ont été recensés en Europe, dont 0,5M sont contaminés (UE, 2006). Issus en grande partie des activités industrielles passées, ces sites doivent être traités pour une reprise durable de l'activité économique. Or, la complexité des contaminations constitue souvent un verrou majeur à leur remédiation et les technologies actuelles ne permettent pas toujours, dans des conditions économiques et environnementales acceptables, d'atteindre les objectifs souhaités. Ces technologies ne peuvent s'appliquer qu'à des situations très critiques (localisation des sites, pollutions massives, coût), qui ne répondent pas à la majorité des sites, notamment ceux qui présentent des surfaces importantes. Par son histoire industrielle, la Région Lorraine est au coeur de ces problématiques. La prise en compte de ces handicaps hérités du passé a amené à une structuration des forces de recherche en Lorraine sous la forme du GISFI. Il s'agit de permettre le développement des connaissances, de contribuer à la création de nouvelles activités, articulées notamment autour d'un Pôle en Génie de l'Environnement, et de positionner le GISFI au premier plan national et international dans le domaine de écotechnologies pour la gestion des sites et sols dégradés. Le projet associe les quatre universités de Lorraine (INPL, UHP-Nancy 1, Nancy 2, UPVM) deux EPST (CNRS, INRA) et deux EPIC (BRGM, INERIS), ainsi que plusieurs partenaires industriels et institutionnels. Son activité implique 13 laboratoires représentant un éventail de disciplines (géosciences, sciences biologiques, génie des procédés, sciences de l'innovation, sciences humaines et sociales), qui favorise le développement d'une réelle approche pluridisciplinaire des questions liées à la dégradation des sols. Aux partenaires industriels de la Lorraine (notamment Arcelor Mittal Real Estate France, IRH-Environnement, Microhumus Laboratoire, LECES, CREGU, SOLVAY, TVD) s'ajoutent des partenaires nationaux (BREZILLON, TOTAL) qui bénéficient, pour le développement de nouveaux procédés ou le traitement de pollutions, des infrastructures exceptionnelles (station expérimentale du GISFI à Homécourt) qui ont pu être mises en place par le soutien des collectivités (Etat, Région Lorraine, Conseil Général de Meurthe et Moselle, Union Européenne) (Figure 1).
Le projet GISFI est structuré en quatre groupes thématiques et son action est menée sous la forme de projets transversaux pluridisciplinaires. Ces projets font l'objet de demandes de soutien au niveau national (ANR, Ademe) et à l'Union Européenne (PCRDT, INTERREG). D'autres projets sont montés en partenariat direct avec des entreprises de la dépollution ou des propriétaires de sites pollués. Par exemple, les actions en cours relèvent d'un programme national (ECCO-INSU) et de quatre collaborations industrielles impliquant AMREF, BREZILLON, SOLVAY, TOTAL et la PME TVD. Un projet de l'ANR PRECODD (OXYSOL) porté par le GISFI associe le BRGM et trois partenaires industriels (AMREF, SOLVAY et TVD). ). Le GISFI est partenaire dans plusieurs projets internationaux impliquant des partenariats avec le Brésil et la Chine notamment.
Le projet GISFI a pour objectif de développer les connaissances sur le fonctionnement et l'évolution des sites et sols dégradés et de contribuer au développement des écotechnologies pour le traitement des sols et la requalification durable des sites. Le projet est en continuité du CPER 2000-2006. Il met l'accent sur l'innovation dans le secteur du traitement des sols pollués, en privilégiant les approches in situ, permettant ainsi d'appréhender des surfaces contaminées importantes et il s'attache à élaborer des filières de traitement assurant la remise en état complète des sols. Outre les aspects scientifiques et technologiques, le projet introduit les critères socio-économiques et environnementaux (analyse du cycle de vie) afin de définir les stratégies les plus adaptées pour le traitement des sites et sols dégradés. Le projet 2007-2013 fait suite au projet soutenu au titre du volet Après mines du CPER 2000-2006 qui a permis de progresser dans la compréhension des mécanismes et la modélisation des processus qui contrôlent les transformations, les flux et les effets des polluants dans les sites dégradés. Les résultats du projet GISFI mené durant la période 2000-2006 ont aussi permis le développement de nouvelles technologies pour le traitement des sols dégradés (e.g. phytoremédiation, atténuation naturelle, oxydation chimique, construction de sol) notamment dans le cadre de collaborations industrielles. Le GISFI a aussi mis dans ses priorités le transfert industriel qu'il conduit en partenariat avec PROGEPI. voir le site web du Groupement d'Intérêt Scientifique sur les Friches Industrielles : www.gisfi.prd.fr Réduire

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